j'avoue que j'ai accumulé les invitations ,chacune d'elle a été bénéfique et surprenante, car j'ai pu connaitre des gens merveilleux et tellement gentils,et j'ai aussi pu connaitre des traditions tout aussi intéressantes les unes que les autres ,la prochaine fois je vous raconterai l'histoire de l'invitation que j'ai reçu par les vraies nomades dans une vraie kheima ,dans le vrai désert de ain safra.



,j'étais ravie et assez fière de moi ,pas pour trés longtemps ,d'ailleurs j'ai remarqué qu'ils n'ont pas goutté a mon thé si bien préparé ,par contre ils ont mangé mes gateaux,,je suis consolée tout de même ;mais quand mon mari m'informe que nous sommes invités chez eux dans leurs tentes pour un bon méchoui,alors la ,,j'étais heureuse ,non pas parceque je vais manger mais parceque je vais voir les vrais nomades et leurs mode de vie si intriguant .
j'ai su plus tard beaucoup plus tard que les sahraouis aiment le thé préparé sur place, c'est a dire dans le salon ,d'ailleurs quand vous rentrez dans une maison d'un sahraoui la première chose que vous verrez dans un salon ,c'est la petite bouteille a gaz, avec réchaud ,et un grand plat avec le necessaire pour la préparation du thé, et pour mon thé ils ont dit a mon mari qu'il est emprisonné dans une thermos donc il n'aura aucun gout.
une semaine aprés nous sommes en route chez nos amis; et pour y aller le plus vite ,et sans risque de se perdre dans le désert,c'est l'un de leurs fils qui nous a servis de guide ;mon fils dans mes bras ,il s'est endormi ,car la route ne finissait pas c'était un long voyage , avec toute cette chaleur et ce sable partout ,même la voiture la plus adaptée a ce genre d'excursion ne peut épargner la fatigue dûe aux secousses d'éormes dunes.
en arrivant sur les lieux, ,je fûs étonné de voir pour la première fois le vrai désert tout ce désert ,il n' y avait que du sable a perte de vue ,que du sable ,une tente qui ressemble a celle de la photo comme deux gouttes d'eau,entourés de brebis ; beaucoup de brebis,des anes une chamelle,était accroupie au sol et bien attachée ,elle paraissait énorme même dans cette position,,je remarquais qu'il y avait beaucoup d'enfants en bas age,l'air joyeux, mais en haillons avec des cheveux ébouriffés ,c'est un spectacle désolant ,l'homme qui nous a servi de guide me montre l'entrée de la tente ,il fallait se baisser pour y accéder .
j'étais accueillie par une jeune dame avec un grand sourire qui en disait long,bientot une autre se rapproche de nous plus vieille celle la ,et me souhaite la bienvenue le plus gentiment et le plus chaleureusement du monde,,je lui remettais le plateau de gateaux que j'ai confectionnais spécialement pour eux ,elle le pris en me disant pourquoi je me suis dérangée ,mais non que je lui disais ,ce n'est rien ,c'est un plaisir,au contraire.
franchement je me suis sentie avec de vraies amis ,que je connaissais depuis trés longtemps , on discutait sur des sujets différents et on riaient j'ai même aidé dans la préparation du diner ,car les femmes dans cette région préparent le couscous pour les invités et les hommes s'occupent du méchoui dehors qu'ils préparent eux même et le cuisent sur des braises .
dans la tente les femmes travaillaient le plus tranquilement possible ,c'est ce qui fais la difference entre les gens du sud et ceux du nord,elles disaient que rien ne presse ,la nuit est longue ,nous avons tout le temps de préparer ,le diner et le déguster ,moi personnellement j'avais peur de rentrer dans le noir dans ce désert lointain,mais avec la convivialité de nos amis tout paraissait si serein ,et si calme .ce qui me plaisait surtout c'est cette complicité qui existait entre les femmes ,elles se tapaient ,elles rigolaient ,et se racontaient des blagues ,on riaient a pleine gorge,j'étais heureuse de voir une belle mère et une bru se mettre d'accord comme ça c'est du jamais vu ,mais bon ,je me dis que je suis au sud,et c'est peut être leurs habitudes qui sont ainsi ,car plus tolérents .
je me suis permise de demander a la vieille dame ,si elle avait d'autres brus que celle ci ,elles se sont regardés et ont commencés a rire ,je n'ai rien compris j'ai même regrétée ma question ,en pensant que j'ai dépassé ma limite ,la jeune dame a compris ma gêne m'expliqua en fait que ce n'est pas sa belle mère mais c'est sa compagne,(rfigti) je n'ai toujours pas compris ,c'est quoi cette façon de parler en énigme ,compagne ,amie ou scoeurs .
a ce moment la, le vieux rentre en tenant le méchoui dans un grand plat ,en précisant bien que les parts sont équitables ,elles doivent seulement donner a chacun ce qui lui doit ,les enfants y compris ; on ne badine pas avec le partage.
a ce moment la, le vieux rentre en tenant le méchoui dans un grand plat ,en précisant bien que les parts sont équitables ,elles doivent seulement donner a chacun ce qui lui doit ,les enfants y compris ; on ne badine pas avec le partage.
c'est quand il sort que la vieille dame m'explique que ce vieux est leurs mari a toutes les deux ,et elles se mirent a rire avec une certaine complicité ,quoi!!!!!! j'étais horrifiée ,,je n'ai a aucun moment sentie un quelconque désaccord dans le peu de temps que je suis restée avec elles comment se fait il qu'elles vivent comme ça dans ces conditions ,et partager le même homme ,et la même tente,je comprend mieux le nombre d'enfants que j'ai vu dehors .
j'avoue que je suis restée clouée et scotchée, pendant un bon bout de temps a les regarder devant moi,c'est la première fois de ma vie que je vois une situation pareille ,,j'étais si gênée ,et si mal a l'aise que je voulais repartir tout de suite ,,je n'ai trouvé plus rien a dire ,pour moi c'est une fatalité, vivre comme ça ,dans le désert ,être obligée de lever la tente a chaque fois, a la recherche d'un endroit meilleure que le premier ,avoir des enfants chaque année ,sans compter le nombre ,et le comble partager son homme avec une autre ,je trouve que c'est inhumain.
la plus jeune m'explique que c'est la coutume chez eux qu'un homme épouse plusieurs femmes, pour assurer la continuité de sa descendance ,et surtout pour que ses enfants l'aident dans l'élevage de bêtes parce que c'est leurs seuls source de survie,comme l'école c'est le dernier de leurs soucis ,les enfants ne sont pas scolarisées ,ça leurs permet d'avoir une main d'oeuvre gratuite.
j'ai eu pitiée de ces deux femmes ,même si elles paraissaient heureuse,aucune femme au monde ne mérite cette situation. en fin de soirée en voulant partir, elles ont veillées a me donner une belle foulard que je garde précieusement aujourd'hui,néanmoins ,la plus jeune m'a soufflé a l'oreille discrètement :tu as remarquée comment était bati notre mari ?je lui répond oui il parait en forme ,elle me répond ,c'est parcequ'il ne fait pratquement rien ,il nous donne des ordres et c'est a nous de faire tous le travail,cette dernière confidence m'a glacé les os ,je sentis qu'elle s'est délivrée d'un poids qu'elle a accumulée dans son coeur ,la vieille m'a seulement embrassée et m'a demandé de lui envoyé juste un peu de café noit ,car elle en consommait en grande quantité.
,je suis repartie les larmes aux yeux ,et le coeur gros, elles me faisaient pitiée toutes les deux non pas a cause de leurs vie ,qui est tracée comme ça depuis des lustres ,mais parceque j'ai vu qu'elles en avaient beaucoup sur le coeur, et ,j'ai sentie qu'elles voulaient en parler ,mais que pouvais je faire d'autres ,en tout les cas j'en garde le souvenir ,de deux femmes qui n'asspirent qu'a une vie simple et modeste.
je les ai quittés en gardant dans mon coeur leurs générosités et leurs accueil si chaleureux ,et surtout leurs complicité a toute les deux et leurs joyeuseté et aussi un grand chagrin pour leurs modeste style de vie.
c'est le peu que j'ai raconté sur cette merveilleuse région dont j'ai gardé de trés bons souvenirs,et ce qui m'a le plus fait plaisir c'est en y retournant deux années plus tard j'ai trouvé que ma voisine a donné mon prénom a sa fille qui aurait maintenant 19ans .
