C’est une nuit glaciale qui s’annonce en ce début du mois sacrée , le mois du ramadhan ,cette année ,sera pluvieux et glaciale ,on n’en a pas vu de pareils depuis des années, voires des dizaines d’années, la journée est lourde ,les gens essayent tant bien que mal de bouger ,tout en somnolant quelques peu dans leurs vestes et parkas , en se frottant les mains pour retrouver une once de chaleur corporelle face à ce froid insupportable ,qui glace une circulation déja bloquée par le jeûne ,de toute une journée .
A quelques minutes de l’appel à la prière,qui coincide avec la rupture du jeûne, les gens s’activent ,autour des quelques commerçants qui sont encore ouverts ,pour agrémenter leurs tables de quelques ingrédients qui resteront surement sur la table aprés la fin du repas .
Le ventre remplit ,l’esprit en éveil ,la vie reprend son cours normal,dans ce petit village aux alentours de la capitale et pourtant, ses habitants vivent ,encore dans des conditions tellement précaires ,ce n’est pas le grand luxe ,mais ils se suffisent à eux même, dans cet endroit assez lugubre ,et sinistre.
A part les quelques jeunes qui osent s’aventurent dehors par ce froid et cette pluie qui n’arrête pas de tomber ,les autres préfèrent rester chez eux ,à regarder la television tout en profitant d’une chaleur quelque peu dérisoire par un manque flagrant de structures descentes ,faute de gaz de ville , ou tout le monde doit faire une queue, de plusieurs metres afin de se procurer une bombe a gaz butane,fallait il la trouver, sinon, ils devraient faire des kilometres pour se la procurer dans les villages voisins .
Pendant ce temps deux jeunes adolescescents , tournent en rond, a la recherche d’un endroit calme, pour pouvoir fumer deux ciagarettes bien roulés ,avec soin ,et surtout bien remplit de cette matière qui leurs procure un semblant de bonheur ,aprés une dure journée ,dans ce misérable village qui les a vu naitre, et les enterrera surement ,ils marchent silencieusement cote à cote, tout en fumant ,ils profitent de cet instant unique ,dans cette solitude et ce calme ,d’une nuit sombre,et surtout mal éclairées,
tous le monde a entendu les deux jeunes adolescents , grands et petits courent dans tous les sens ,la peur au ventre les gens se barricadent comme ils peuvent avec les moyens de bord ,portes et fenetres fermés . un air de panique se fait ressentir sur tous les visages ,les femmes couvent leurs enfants , un silence lourd plane sur ce petit village, si loin et si fragillisé, et ce silence insoutenable qui aura duré plus qu'il n'en faut pour rajouter au désarroi ,une frayeur d'une situation inconnue qui les menace et dont ils ne connaitront peut êre jamais l'origine ,ils attendent pourtant derriere leurs portes, ,cette attente qui risque de durer assez longtemps ...
a suivre...
